Nicolas Asboth : "une prise de conscience environnementale"

 
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Nicolas Asboth, jeune entrepreneur lyonnais a créé le site Origeen, qui commercialise des vêtements bio et équitables pour hommes.

 
 

Nicolas Asboth, Créateur du site Origeen

Racontez nous l’histoire d’Origeen ?

Origeen est un projet naturel. Je suis depuis longtemps attiré par tout ce qui est « bio »: la nourriture, les cosmétiques et bien sûr les vêtements. J’avais du mal à trouver des produits sympa et urbains. De ce constat est né le projet. A la base j’étais dans le domaine juridique. Je travaille avec 3 autres personnes qui partagent mes valeurs: une vient du domaine juridique comme moi et les deux autres, qui sont mon frère et ma belle-sœur s’occupent de l’administratif et de la comptabilité. La mode est un des secteurs les plus néfastes pour l’environnement. Un retour aux sources et à des textiles plus naturels nous paraît donc incontournable. Le nom « Origeen » exprime cette envie.

Pourquoi se cantonner à la mode masculine ?

Nous préférons nous concentrer sur une chose et la faire bien. Nous essayons d’incarner un esprit urbain. Nous voulons habiller les hommes de la tête aux pieds. Actuellement, il nous manque juste des chaussettes à notre gamme de produits. Nous comptons ouvrir prochainement une rubrique « femmes » avec quelques modèles que nous choisirons sur des coups de cœur. Nous voulons aussi habiller les petits garçons.

Comment choisissez-vous les marques que vous vendez, quels sont vos critères ?

On essaie déjà de les trouver. On fonctionne au coup de cœur. Le style et la finition sont pris en compte. On choisit des marques qui ont une image tendance et des produits sympa, qui sortent du cliché bio = baba cool. Les marques que nous choisissons fabriquent des vêtements en textile bio et sont issues du commerce équitable. Certaines ont même une action dans le développement durable, comme Kolam, qui fait un effort sur ses émissions de carbone du aux transports de marchandises.

Qu’est ce qui fait que ces derniers mois, la mode "bio et commerce équitable" se démarque ?

Ça suit la mouvance écologique actuelle. Oui, c’est un effet de mode avec une petite tendance bobo, mais je m’en réjouis, car les citoyens ont retrouvé une vraie prise de conscience environnementale. On ne s’était pas rendu compte jusqu’à présent qu’on avait trop joué avec les éléments. Aujourd’hui, les gens font plus attention à ce qu’ils mangent mais aussi à comment ils s’habillent.

Avez-vous établi des partenariats avec des associations, ONG, autres sites web consacrés aux textiles équitables ?

On a un premier partenariat avec l’association Ekologeek. Ils ont un site d’infos qui diffuse une rubrique qui s’appelle le geste écologique. Nous la relayons chaque mois sur notre site.

Quels-sont vos produits phares pour les soldes, quels sont les produits tendances de l’hiver 2009 ?

La lance à incendie recyclée en ceinture de Feuerwear, les tee-shirts à manches longues « Valdésir » de Tudo Bom, qui sont disponibles en 3 couleurs et les boxers de Pants to poverty.

Comment gérez-vous les soldes : stocks, délais de livraison, animation du site ?

Cet été, nous avons couplé les soldes avec un showroom. Pour les soldes d’hiver, nous organiserons certainement en parallèle une ou deux ventes privées en ligne.

La nouvelle loi a raccourci les soldes d’une semaine, pour laisser deux semaines libres pendant l’année, quelle période allez-vous choisir ?

Nous n’y avons pas encore réfléchi pour être honnête. Je pense à 15 jours de soldes fin septembre, début octobre, car c’est une période pendant laquelle les gens sont sollicités par la rentrée et les impôts, mais rien n’est encore décidé.

 

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